22/06/2008

Souvenirs de morte-saison...

C'est juste difficile d'ouvrir son coeur, et de ne pas se sentir accueillie,

Non pas à cause de la différence mais bien à cause de l'incompréhension,

Ce manque d'écoute envers l'autre,

Ce manque de disponibilité à l'autre,

Cette impossible recherche de l'harmonie,

Impossible à cause des illusions bercées dans l'éther de l'unité.

 

J'ai tellement de chagrin,

Je ne sais pourquoi j'ai tellement de chagrin,

Je pleure sans raison,

Je pleure à caprices,

Je pleure comme le ciel en cette saison.

 

Tantôt, il y a du soleil et je revis, je me dis que tout va bien.

Tantôt, il y a le stress, les routes incessantes, le manque de temps pour moi-même.

Alors, il pleut sur les grises pensées de ce quotidien qui m'entortille sur les sinuosités piégées du mal-être.

 

Je manque à moi-même, je ne me reconnais plus vraiment,

Mes amies me manquent...

Je me sens souvent dans l'impossibilité de m 'exprimer librement,

Comme une gamine, comme une étrangère, lointaine, de plus en plus lointaine.

Etrangère à moi-même.

 

Peut-être que je deviens étrangère à ce monde?

Je m'étonne du non-sens de cette existence,

Du continuum sans fin de la vie et de la mort,

Je me souviens de Camus et de son absurde, pensée fleuve.

 

Mis au jour d'un dysfonctionnement plus pénétrant, plus profond,

Retomber dans l'énurésie de moments non-compris.

Comme une complainte, comme une oppression,

Comme une paire de menottes à mes envies, à mes désirs.

La bride de mes désirs, la ceinture des intuitions.

 

Des ailes coupées et un grand besoin de voler, de vivre, de bouger,

Un essentiel besoin de m'éloigner, de ressentir le manque,

Juste pour penser à autre chose que ce qu'il faudra faire, ranger, préparer.

Putain de quotidien...

Je constate que je me mets la pression pour toutes ces petites choses qui me pèsent, qui me bouffent petit à petit.

 

Je me leste de ces tâches, elles me pèsent...

Attitude normale, retrouver un peu de paix.

 

Prendre l'air, vivre autre chose,

Désir de paix.

Eprouver la vie, sentir la vie.

 

Ne plus parler de rien d'autres, ne plus attendre quoique ce soit !

 Souvenirs de morte-saison, chagrin de pluie.

Moments lointains d'aujourd'hui.

Les commentaires sont fermés.