25/10/2007

En nocturne...

Je dépose une adolescente à l'orée du bois,

Je regarde trois chevaux, longe la clôture et les surprend au galop,

une loup gris apparaît,

il longe aussi, de l'autre côté, ce fil de fer à peine plus haut que lui

J'ai peur et confiance,

Il saute par dessus et me suit

Il me lèche le creux de la main, c'est chaud, doux,

Il me mordille et me rassure.

Je sors du bois, traverse la route vers la civilisation,

mais, de cet autre côté, m'attend un tout autre monstre,

l'homme et son désir, sale et violent,

Avant de monter dans ce camion, j'aperçois le loup blanc.

Dans ce chargement, comme pour me mettre en confiance, une petite fille m'apprivoise,

Son prénom est comme le murmure du danger.

Je m'enfuis comme une bête sauvage au milieu des êtres humains

09:08 Écrit par dans Tumultes | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Personne ne le sait ! Sur le chemin du retour à moi-même, un chat gris et blanc a traversé l'autoroute, frénésie contemporaine du confort moderne.
J'ai failli à la trajectoire rectiligne, une ombre livide tenait encore la direction. Les larmes dans les yeux, l'adrénaline pour seul souffle, j'ai croisé une mort et sauvé une vie.
Ai-je toujours aussi peur de l'homme ou plutôt est-ce l'animal qui a peur de moi ?
Apprivoiser cet enfant, cette femme, cette féline pour rayonner d'unité !

Écrit par : Ewenn | 25/10/2007

Petit coucou ...
Dieu n'a créé les femmes que pour apprivoiser les hommes.

Voltaire

Écrit par : Milko | 25/10/2007

Retour à l'envoi initial ! Tout le chemin étant de s'apprivoiser finalement !
Merci...

Écrit par : Ewenn | 27/10/2007

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